Cela fait un petit moment qu’on souhaitait obtenir le point de vue d’une fille sur l’univers du kitesurf. C’est aujourd’hui chose faite après un entretien avec la kitesurfeuse pro Céline Rodenas.

Quel âge as-tu?

32 ans

Où vis-tu?

Mon pied-à-terre est à Montpellier

Que fais-tu dans la vie?

Je fais quelques compétitions et j’organise en partenariat avec mes sponsors et ponctuellement Fun and Fly du coaching pour les personnes qui veulent partir faire du kite hors de la France en même temps que progresser. Je suis aussi sur un gros projet officieusement déjà mis en place qui sera officiel dans très peu de temps.

Quel est ton titre actuel en kitesurf?

Je suis vice championne de France freestyle

Pourquoi et comment es-tu venue au kitesurf?

Pourquoi, parce qu’il y en a qui rêve quand ils sont petits d’être célèbre, actrice, mannequin, virtuose… un jour j’ai rêvé d’être championne dans un sport!

J’ai été aidé par le dévouement de mes parents, qui ont eux-mêmes été forcés par mon hyperactivité en passant par une multitude de sports différents (hand, ski, athlétisme, tir à l’arc, escrime…) et un jour mes yeux se sont arrêtés sur la plage de la Grande Motte…

 A quel âge as-tu commencé?

J’ai commencé à 25 ans

Quelles sont les raisons qui t’ont poussé à débuter le kite?

Je terminais mes études de STAPS (fac de sport) avec la question fatidique de me lancer ou pas dans ce sport. Pour ce genre de décision, tu ne fais pas les choses à moitié, la prise de risque est conséquente mais avec le recul je ne regrette rien, et je suis contente d’avoir vécu tout ce que j’ai pu faire, voir , découvrir.. à l’âge que j’avais.

Quel est ton palmarès?

J’ai terminé championne de France en 2008, puis 7ème au PKRA pour ma meilleure année.

 Dans quels pays as-tu voyagé? Quels sont les différents kite-trips que tu as effectués?

Je n’ai pas choisi les plus mauvais pays pour les destinations lors de mes premiers voyages: j’ai réellement débuté le kite en Grèce sur l’île de Rhodes, puis je suis partie une première année m’entrainer à Saint Martin dans les Caraïbes. L’année suivante, je suis parti faire ma première étape de la coupe du monde en Nouvelle Calédonie. Tout s’est enchainé, je me souviens d’un voyage inoubliable dans les îles Andaman (Océan Indien), du Brésil… et je ne manquerais pas de préciser une destination qui me tient à coeur: Dakhla au Maroc.

Qu’est-ce qui te plaît dans la pratique du kitesurf?

Un élément simple: une fois que tu décides de lever ton kite, tu es libre intérieurement. Sur l’eau, tu oublies tout le reste. Cette liberté s’étend et prend tout son sens lorsque tu te donnes les moyens ou que tu as la possibilité de voyager et découvrir d’autres horizons.

Quels autres sports pratiques-tu?

J’ai découvert le wake que je m’interdisais jusqu’ici (2 opérations des ligaments croisés), je suis née dans les montagnes donc je pratique quand j’ai le temps le snow et snowkite.

Pourrais-tu nous donner ton point de vue féminin sur le milieu du kitesurf?

Je pense que le kite au féminin possède une crédibilité mérité aujourd’hui au niveau inernational. Comme beaucoup de sport où le machisme exerce, je pense qu’avec l’évolution du kite, les filles en haut niveau n’ont rien à envier aux hommes et ce, pour toutes les disciplines concernant le kite.

Bien sûr, il faut être réaliste, le côté esthétique de la femme est un sérieux avantage pour percer dans le milieu..mais après tout, nous on rêverait d’avoir leur amplitude en freestyle par exemple!

 Qui sont tes sponsors?

Mes sponsors que je remercie pour ce qu’ils m’apportent autant sur le plan technique que sur le plan humain sont F.One avec qui je collabore pour la seconde année, Jeewin qui me suit depuis sa création, Lazzzy et ses sorties de plages (ou sorties de lit du matin), ainsi que Mystic pour ce partenariat depuis mes débuts dans le kite.

Quelles sont tes perspectives pour l’avenir?

Le projet qui s’annonce pour très bientôt me tient à coeur. J’aimerai par ailleurs développer le coaching avec des partenaires autour du monde. Ceci ne concerne bien sûr que l’avenir proche…

Vous pouvez également suivre l’actu de Céline sur son site www.celine-rodenas.com